Comment jouer au poker avec les règles du poker classique (hold’em) ?

Le classement mains pour jouer au poker. Comment jouer au poker ? C’est la question que se posent tous les débutants et à laquelle je vais répondre dans cet article. Pour jouer au poker, il faut être au moins 2 joueurs,  disposer d’un paquet de 52 cartes et de jetons, si vous jouez en live. Pour jouer au poker sur internet, un joueur a besoin de disposer d’un ordinateur, ou d’une tablette ou encore d’un smartphone, ainsi que d’une connexion Internet. Mais avant de débuter une partie, voyons d’abord comment jouer au poker,  c’est-à-dire ce qu’il faut mettre en place avant de commencer, comme maîtriser les règles de base, les usages et acquérir quelques notions de stratégie. La préparation d’une partie de poker est simple et assez rapide (préparation des stacks de jetons (un tas de jetons par joueurs) et mélange de cartes). Les joueurs se placent autour d’une table avec leurs stacks de jetons. Les participants placés après le donneur (donneur = dealer, appelé aussi bouton) déposent les blindes (mises obligatoires des deux joueurs qui sont assis à gauche du donneur), le dealer distribue les cartes et la partie peut commencer. Dans cet article je vais vous parler essentiellement de la manière de jouer au  Texas Hold’em Poker, qui est la variante la plus pratiquée dans le monde est sur Internet. La plupart des règles du Texas Hold’em Poker s’appliquent aux autres variantes. Apprendre à jouer au Texas Hold’em Poker permet de s’adapter très rapidement aux autres variantes.

Comment jouer au poker ?

Règles du poker :

Les règles du poker ne sont pas compliquées à comprendre. Il suffit généralement de quelques minutes pour en prendre connaissance.  Bien que les règles soient simples, le jeu est complexe, car il existe de multiples possibilités, situations, interprétations, grilles de lecture qui donnent à ce jeu toute sa profondeur.  Les niveaux de compréhension du jeu sont comparables à des strates qu’on découvre au fur et à mesure qu’on pratique le poker et qu’on progresse, à tel point que certains professionnels qui ont plusieurs dizaines d’années d’expérience découvrent encore quelquefois des aspects dont ils n’avaient pas encore pas pris conscience. Mais commençons par le début !  

Les cartes :

Pour jouer au Texas Hod’em Poker, il faut un jeu de 52 cartes dont la carte la plus basse et le 2 et celle qui est la plus élevée est l’As. Voici comment la force des cartes se répartit (de la moins forte à la plus forte) : 2 3 4 5 6 7 8 9 T (T comme Ten en anglais = 10), J (Jack = valet), Q (Queen = reine) K (King = roi), A (As).

Vous venez peut-être de le remarquer,  le vocabulaire du poker est essentiellement en anglais (bien que certains termes soient de temps en temps traduits en français). À chaque fois qu’un terme nouveau  apparaîtra pour la première fois dans l’article, je vous proposerai une traduction.

Les jetons et les rôles :

Avant de s’asseoir à une table, chaque joueur se voit attribuer un stack (ensemble de ses jetons).

Le stack est un capital de jeux que le joueur doit faire fructifier. Il permet aussi de payer les mises obligatoires que sont les blindes ou les Antes (mises forcées de tous les joueurs souvent introduits à partir d’un certain moment dans un tournoi).

  • Le joueur en position de small blind (ou petite blinde) doit payer une unité de jeu avant la distribution des cartes, dans chaque coup.
  • Le joueur en position de big blind (ou grosse blinde), doit payer deux unités de jeux avant la distribution des cartes de  chaque coup.
  • Les Antes (dans un tournoi de poker, à partir d’un certain niveau de blindes,  des Antes peuvent être introduites. Il s’agit d’une mise obligatoire de chaque joueur qui correspond souvent au niveau de la petite blinde. L’introduction des Antes augmente mécaniquement le montant de chaque pot (le pot est constitué par l’ensemble des mises effectuer par les joueurs.  Quand une mise est versée au pot, elle n’appartient plus au joueur qui l’a déposé, mais au futur vainqueur du pot) et ajoute un niveau de pression supplémentaire sur tous les participants, car tout le monde paye cet impôt obligatoire.

À chaque nouveau coup de poker, le rôle des joueurs change dans le sens des aiguilles d’une montre.  Le Dealer devient Small Blind, le Small Blind devient Big Blind, le Big blanc devient UTG (UTG = Under The Gun (sous le pistolet), la position UTG est la plus inconfortable, car le joueur qui occupe ce siège est le premier à parler avant le flop,  puis il se retrouve en début de position après le flop, ce qui est un très gros désavantage stratégique, car à cette place, le joueur doit dévoiler ses intentions, sans rien connaître de celles de ses adversaires).

 

Le déroulement d'un coup au poker.

 

Le nombre de joueurs a une table :

Quel que soit le type de partie, le nombre minimum de joueurs et de 2 et le nombre maximum est de 10.  Au-delà, il faut ouvrir une seconde table, puis une troisième, etc. Lorsqu’une table comprend 8, 9 ou 10 joueurs, on parle d’une table full ring.  Lorsqu’une table ne comporte que de 3 à 7 joueurs, on parle de short-handed. Et quand il n’y a que deux joueurs qui s’affrontent, il s’agit d’un Heads-Up. Le nombre de joueurs à accéder à une table influe directement sur la manière de jouer. En effet, moins il y a  de participants et plus les joueurs ouvrent leurs éventails de mains (les joueurs jouent plus de types de mains différentes quand ils sont peu nombreux autour d’une table, car proportionnellement, le nombre de hautes combinaisons est plus rare). Le niveau d’agressivité (au poker, on parle d’agressivité lorsque les joueurs misent, relancent ou surrelance beaucoup) moyen des joueurs est aussi plus élevé lorsqu’il y a peu de compétiteurs autour de la table  au poker. À l’opposé de l’agressivité, on parle de passivité lorsque les joueurs relancent peu et suivent (suivre ou call = se contenter de payer la grosse blinde, une mise, une relance ou une surrelance) ou checkent beaucoup (check = dire parole, cela signifie qu’on souhaite rester dans le coup, sans pour autant investir de jetons. Le check n’est possible que lorsqu’aucun joueur n’a misé ou relancé).

Le but du jeu :

Le but du jeu est d’amasser autant de jetons que possible. 2 solutions sont envisageables, voici comment y parvenir :

  1. La première consiste à former la meilleure combinaison possible en utilisant les cartes disponibles, qui sont celles du Board (ce sont les cartes communes  à tous les joueurs qui sont posés sur la table, face visible) et éventuellement les 2 cartes privatives dont dispose chaque joueur. Ces deux cartes privatives ne doivent pas être montrées aux autres joueurs avant l’issue d’un coup (au poker, une partie et une succession de coups,  chaque coup commence avec le dépôt de blindes et la distribution de cartes et se termine après le showdown (abattage) ou lorsqu’il ne reste plus qu’un seul participant en jeu.
  2. L’autre solution permettant de gagner des jetons consiste à faire en sorte que les autres jeux joueurs jettent (ou cochent = fold) leurs mains. Pour cela, une relance ou une sur relance est souvent nécessaire.

Au poker, on a coutume de dire que les jetons qui ne sont pas perdus sont aussi importants que ceux qui sont gagnés.  Il est donc essentiel de ne pas jouer toutes les mains mais de sélectionner, suivant son tempérament, sa stratégie, son niveau de connaissance,  les mains les plus susceptibles de vous faire gagner le pot (les blindes, ainsi que les mises, lorsqu’elles sont posées sur la table de jeu n’appartiennent plus aux joueurs, mais sont versées dans un pot commun qui sera attribué au(x) vainqueur(s) du coup).

Trois types de parties :

Chaque variante de poker peut se jouer de trois manières différentes. Le poker est un jeu qui comprend un certain nombre de variables qui peuvent t’être modifiées pour obtenir des modes de jeu différents. Les variables qu’on modifie ici sont les blindes, le niveau du stack de départ,  le nombre de participants, la manière de participer à la partie, le mode de démarrage d’une partie.

Comment jouer en cash game ?

Dans ce mode de jeu, les blindes sont fixes, elles n’évoluent pas avec le temps. L’organisateur de la partie prévoit en général un stack minimum et maximum.  Entre ces deux extrémités, le joueur est libre de s’asseoir à la table avec la quantité de jetons qu’il souhaite. Lors d’une partie en argent véritable, comme dans cet exemple un big blind = 1 €, il y a une correspondance entre la valeur faciale des jetons et la valeur fiduciaire de l’argent.  Il est bien sûr possible que la big blinde vale 0.02 € ou 1000 €. C’est au joueur de décider à quel type de partie il souhaite participer. Les sites de poker en ligne agréés ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne), c’est-à-dire ceux qui sont en légaux en France, permettent de jouer en mode argent réel mais aussi de jouer en mode argent fictif, ce qui signifie qu’ils peuvent aussi jouer au poker pour le plaisir uniquement,  sans enjeu financier. Dans une partie de cash-game, un joueur peut s’asseoir à une table, où la quitter quand il le souhaite. Pour s’asseoir à une table, il faut seulement qu’une place soit libre. Si plusieurs places sont disponibles, un joueur peut s’installer à celle qu’il préfère. Dans une partie de cash-game en argent réel, l’organisateur prélève une somme sur chaque pot gagné (on appelle ce prélèvement le rake).

Comment jouer en tournoi ?

Dans un tournoi, les blindes augmentent à chaque niveau (un niveau est une plage de temps qui peut être de 3 minutes ou de 30 minutes, par exemple).  Dès que le niveau est achevé, c’est-à-dire que la plage de temps est terminée, un nouveau niveau débute et les blindes augmentent (exemple : 10/20 au premier niveau, puis au niveau suivant : 20/40, puis 40/80, etc.). Dans un tournoi, tous les joueurs s’assoient à la table avec le même stack de départ. Les places de chacun sont déterminées de manière aléatoire afin de n’avantage et volontairement personne.  Dans un tournoi, le nombre de participants peut être assez élevé (jusqu’à plusieurs milliers). L’heure du début du tournoi ainsi que le jour sont connus à l’avance. Suivant la structure du tournoi (qui est définie par le nombre de participants, le stack de départ, le niveau des blindes, ainsi que le temps de chaque niveau et l’éventuelle introduction d’Antes), celui-ci est fait pour durer un temps relativement prévisible.

Quand un joueur a perdu tous ses jetons, il est éliminé du tournoi.  Certains tournois permettent le rebuy (le joueur peut racheter un nouveau droit d’entrée pendant quelques niveaux).

Pour participer à un tournoi en mode argent réel, il faut s’acquitter d’un buy-in (droit d’entrée),  dont une partie est reversée à l’organisateur du tournoi et l’autre partie va alimenter le prize pool  (qui est la somme que se partageront les joueurs qui remportent le tournoi).

Comment jouer en Sit and Go ?

Ce mode d’organisation ressemble beaucoup à celui d’un tournoi à quelques différences près. Dans un Sit and Go, le nombre de joueurs pouvant s’inscrire et très limité (de 2 à 50 personnes en générale). De plus, dès que le nombre maximum d’inscrits est atteint, la compétition débute aussi tôt. Dans un Sit and Go, il n’y a habituellement pas de possibilité de re-entry (réinscription) lorsqu’on est éliminé.  Le format sit and go est très populaire sur Internet, car les parties sont souvent assez rapides et très régulières. Les opérateurs de poker en ligne légaux en France ont même créé des formats maison permettant de gagner de grosses sommes (jusqu’à 1 million d’euros) grâce à un tirage au sort avant le début de la rencontre. Suivant l’opérateur, ces formats mêlants loterie et le sit and go se nomment Expresso, Spin and Go, JAQKPOT et Twister.

Ordre des combinaisons et valeurs des cartes :

Chaque couleur à la même valeur, ce qui signifie qu’il n’y a pas de priorité entre un cœur, un pique, un carreau, ou un trèfle.  En revanche les cartes ont toutes une valeur faciale qui détermine leurs forces. La carte qui a la valeur la plus faible est le 2 et celle qui a la valeur la plus forte est l’As. L’ordre des cartes, en fonction de leur valeur, est le suivant, de la plus faible à la plus forte : 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, T, J, Q, K, A.

Voici comment classer les 10 combinaisons au poker, de la main la plus faible à la main la plus forte :

Nom :

Exemple de combinaisons de poker :

Définition :

Carte haute (isolée)

Q ♡

Quand aucune autre combinaison ne peut être réalisée, c’est la carte la plus haute (high card,  en anglais) qui départage les joueurs. Elle est aussi appelée auteur. En cas d’égalité de la carte Haute, c’est le Kicker (le kicker est la carte accompagnatrice la plus haute. Ici, c’est la deuxième carte la plus haute) qui peut servir à départager les participants.

Paire

Q ♡
Q ♢

2 cartes de même rang forment une paire (pair,  en anglais). Si des joueurs ont une paire en commun, c’est le kicker qui peut servir  à désigner le vainqueur.

Double Paire

Q ♡
Q ♢
 + 
9 ♤
9 ♧

Il faut deux paires  pour former une double paire (soit 2 fois 2 cartes de mêmes rangs). En cas de double paire partagée, le kicker peut intervenir afin que la meilleure combinaison  soit désignée.

Brelan

Q ♡
Q ♢
Q ♤

Lorsqu’un joueur détient 3 cartes de même rang, il dispose d’un brelan (appelé aussi three of a kind en anglais). Si deux joueurs ont un brelan en commun, c’est encore le kicker qui sera en mesure de les départager.  

Suite (Quinte)

2 ♡
3 ♢
4 ♤
5 ♧
6 ♡

La suite qui est parfois appelée aussi quinte. La suite désigne 5 cartes de rangs consécutifs. Dans une suite (Straight en Anglais), l’As peut servir de carte la plus basse  comme dans A 2 3 4 5 ou de carte la plus haute comme dans T J Q K A. Il faut que l’une au moins des cartes de la suite soin de couleur différente des autres, sans quoi on aurait à faire à une quinte flush.

Couleur (Flush)

Q ♡
4 ♡
9 ♡
2 ♡
6 ♡

Il s’agit de 5 cartes de la même couleur (flush en Anglais) comme 5 cœurs, 5 carreaux, 5 piques ou encore 5 trèfles. Dans une couleur,  au moins l’une des cartes n’est pas de rang consécutif (sans quoi on aurait affaire à une quinte flush). Lorsque plusieurs joueurs ont une couleur, c’est celui qui peut former la combinaison la plus haute qui gagne le coup.

Full

Q ♡
Q ♢
Q ♤
 + 
6 ♧
6 ♡

Appelée aussi full house ou main pleine,  cette combinaison de cinq cartes est composée de 3 cartes de même rang et de deux autres d’un rang similaires, mais diffèrent du groupe de 3.

Pour retenir facilement la composition de cette mains, on dit aussi que le full = un brelan + une paire

Carré

Q ♡
Q ♢
Q ♤
Q ♧

Dans un carré (appelé aussi four of a Kind, en Anglais), il y a 4 cartes de même rang.  Une carte quelconque accompagne cette combinaison. Si un carré est présent sur le board, c’est  la 5e carte qui peut départager les joueurs en jeu. Le Kicker de l’un d’eux peut lui faire gagner le pot, si celui-ci est plus élevé que celui de ses adversaires et que la 5e carte du board.

Quinte Flush

8 ♡
9 ♡
T ♡
J ♡
Q ♡

La quinte flush (appelée straight flush en Anglais) et l’assemblage d’une couleur et d’une suite, dont la carte la plus haute ne peut dépasser le roi.

Quinte Flush Royale

T ♡
J ♡
Q ♡
K ♡
A ♡

La quinte flush royale et une combinaison  extrêmement rare au poker, c’est aussi pour cette raison qu’elle est la plus puissante de toutes les combinaisons.  La quinte flush royale et une quinte flush qui se termine par un As. c’est donc un assemblage d’une suite, avec une couleur se terminant par As. En anglais, la quinte flush est également appelée la “Royal Flush”.

Il faut retenir qu’une main est composée de 5 cartes. Les cartes des mains privatives peuvent être utilisées, mais il arrive aussi que le board soit plus élevé que les cartes privatives des joueurs  comme dans cet exemple :
T ♢
J ♢
Q ♢
K ♢
A ♢
. Dans ce cas, le pot est partagé entre les joueurs encore dans le coup.

Quand le Kicker n’est pas suffisant pour départager des adversaires, et que ceux-ci disposent de la même main,  le pot est partagé entre les protagonistes.

Les règles du poker sur une feuille A4 :

Bases du Texas Hold'em Poker. Retrouver l’essentiel des règles de poker sur une feuille  A4 au format PDF. Dans ce document à télécharger et à imprimer gratuitement,  sont résumés tous les points importants permettant de savoir comment jouer au poker.

 

 

 

 

Les erreurs d’interprétation les plus fréquentes :

Chez les débutants au poker, il y a des erreurs récurrentes, notamment lorsqu’il s’agit d’identifier les mains.  Parmi les erreurs les plus fréquentes, on trouve par exemple la triple paire, le double brelan, les fausses suites, la couleur rouge, la couleur noire.

La triple paire :  une triple paire est une combinaison qui n’existe pas. Une main au poker est composée de 5 cartes et pas 6.  Ce qui invalide cet assemblage. Quand on est en présence d’une double paire, il faut considérer de la hauteur de la 5e carte.

Le double brelan : comme la triple paire, le double brelan n’existe pas, en revanche le full existe (ex : 3 – 3 – 3 – 2 -2).

La suite impossible :  comme dans cet exemple : Q K A 2 3.  Cette combinaison ne correspond pas à une suite, mais à une carte haute à l’As avec un kicker K.  En effet, l’As doit être en début, ou en fin de suite uniquement pour que celle-ci puisse être valide.

La demi-couleur : exemple  de ccc+tt. Une couleur est composée de 5 cartes comportant le même symbole, c’est-à-dire  5 cœurs, 5 piques, 5 trèfles, 5 carreaux. Ce qui compte, ce n’est pas la couleur rouge ou noir mais bien le symbole. Lorsque vous jouez avec vos amis ou sur internet, je vous encourage vivement à utiliser un jeu de quatre couleurs (coeur rouge, carreau bleu, trèfle vert, pique noir), ce qui permet d’éviter les confusions fâcheuses entre les cartes noires et les cartes rouges.

Le classement des combinaisons du poker :

Vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi la quinte flush royale est la main la plus haute et la carte haute, la combinaison la plus basse.  C’est tout simplement parce que les combinaisons ont été établies en fonction de leur degré de rareté. Il est très fréquent de n’avoir qu’une carte haute  lors du showdown (abattage). En effet, cette situation se produit dans plus de la moitié des cas alors que la quinte flush royale ne se rencontre qu’exceptionnellement.  Voici un tableau dans lequel j’ai disposé le nombre d’apparitions possibles d’une combinaison et sa probabilité.

Main au Texas Hold’em :

Combinaisons

possibles :

Probabilité :

Carte haute (isolée)

1 302 540

50,118 %

Paire

1 098 240

42,257 %

Double Paire

123 552

4,754 %

Brelan

54 912

2,113 %

Suite (Quinte)

10 200

0,392 %

Couleur (Flush)

5 108

0,197 %

Full

3 744

0.144 %

Carré

624

0,024 %

Quinte Flush

36

0,00139 %

Quinte Flush Royale

4

0,000154 %

Total

2 598 960

100 %

Aide-mémoire des combinaisons de poker :

combinaison de poker en 8 exemplaires À l’attention de ceux qui oublient parfois encore l’ordre des combinaisons de poker, j’ai réalisé un aide-mémoire, petit format, que vous pouvez télécharger et imprimer gratuitement.  Le document est un PDF de format A4 sur lequel j’ai disposé 8 fois un aide-mémoire comprenant les 10 combinaisons du Texas Hold’em Poker.

 

 

 

Comment placer les joueurs aléatoirement à une table  de poker ?

C’est à l’aide d’un jeu de cartes que vous pouvez placer des joueurs de façon aléatoire autour d’une table.  Pour cela, il suffit de mélanger autant de cartes de la même couleur que de joueurs et de les disposer au hasard face cachée sur la table. Chaque joueur tire une carte et se place en fonction de la valeur faciale de la carte tirée.  Si on détermine que la plus petite carte sera le dealer, les autres joueurs se placent dans l’ordre croissant à la gauche du dealer.

Comment battre les cartes ?

Il existe plusieurs méthodes pour battre les cartes.  L’une des plus simples, celle qu’on peut conseiller aux débutants se nomme la salade. Cette manière de mélanger les cartes ne demande aucune compétence technique. Pour effectuer une salade de cartes, on pose toutes les cartes sur le tapis,  face retournée et on les brasse au hasard. Cette méthode est d’ailleurs couramment utilisée par les croupiers dans les casinos, car elle permet un brassage très aléatoire des cartes. Après ce mélange, on rassemble l’ensemble des cartes en un paquet qu’on peut passer au donneur qui se chargera de couper le jeu en deux, puis de le distribuer. Si on pratique le double deal (détaillé plus bas),  on passe le jeu de cartes au joueur placé en position de small blind.

Comment distribuer les cartes ?

Lors d’une partie entre amis, il est de coutume que ce soit le joueur juste avant le dealer qui batte les cartes,  puis le dealer coupe le jeu et effectuer la distribution. Cela afin d’éviter la triche lors du mélange et de la distribution de cartes.

La distribution des cartes se fait de gauche à droite en commençant par le joueur qui  est situé en petite blinde et en terminant par le donneur. Le donneur (dealer), qui est chargé de la distribution des cartes, distribue une première carte à chacun des joueurs puis il effectue un second tour dans lequel il donne une seconde carte à chaque joueur.  Même si un joueur à quitter la table, il reçoit tout de même des cartes afin de ne pas fausser la donne (ces cartes seront foldées (couchées) lorsque ce sera à ce joueur de parler). Habituellement un joueur doit être assis à sa place pour pouvoir disputer un coup.

Pendant le coup,  le dealer brûle une carte avant de distribuer le flop, puis une autre avant de distribuer la turn et une dernière avant la distribution de la river.  Brûler une carte signifie quelle est posé sur la table face cachée et qu’elle demeure inutilisée pendant le temps du coup. Cela participe au processus permettant de minimiser le risque de la triche au poker.

Les actions de jeu :  fold, check, call, raise, re-raise

Lorsque c’est à son tour de parler, chaque joueur à différentes possibilités qui lui sont offertes.  Il peut, selon la situation, choisir l’action fold (le joueur choisit de se coucher, il jette ses cartes au milieu de la table,  en prenant soin qu’aucune carte ne soient visibles des adversaires), check (en français, le joueur dit paroles, il peut aussi tapoter sur la table avec sa main.  Cela signifie que le joueur souhaite rester dans le coup sans pour autant investir d’argent. Cette action n’est possible qu’après le flop et seulement si aucun joueur n’a misé avant lui), call (ou suivre veut dire que le joueur, complète la grosse blinde ou paie une mise), raise (c’est une mise ou une relance, selon la situation), re-raise (c’est une surrelance).

Les actions de jeux sont au cœur de la partie. Comme disait Patrick Bruel dans une célèbre publicité pour Winamax “Le plus important au poker, ce ne sont pas les cartes, c’est ce que vous en faites !” Les combinaisons des différentes cartes sont une base,  mais les actions de jeu et notamment les relances ou les surrelances sont plus décisives que les cartes privatives lorsque le joueur sait repérer chez ses adversaires les moments de faiblesse ou les pots dont personne ne veut (exemple : souvent, quand tous les adversaires checkent au flop, généralement un bet (mise) permet de gagner le pot quand on est en fin de parole (quand on parle après les autres joueurs).

Les différents tours d’enchères :

Au poker, il existe cinq tours d’enchères.  preflop, après la distribution des cartes puis au flop après le dévoilement des trois premières cartes,  ensuite à la turn et enfin après que la carte de la river soit connue. Depuis la distribution des cartes jusqu’aux tours d’enchères, les joueurs parlent chacun à leur tour, toujours dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est-à-dire de gauche à droite. Si un joueur n’est plus dans un coup, c’est à celui qui est à sa droite de prendre la  parole et ainsi de suite.

preflop, le tour d’enchères commence par le joueur qui se trouve en position UTG c’est-à-dire juste après la Big Blind (grosse blinde). À partir du flop et jusqu’à la fin, le tour d’enchères commence par le joueur en position de small blind (petite blinde).

À chacun son tour de parler :  il est important de respecter le sens de la parole non seulement parce que le jeu est ainsi plus fluide, mais aussi parce qu’en parlant avant son tour, on donne des informations gratuites à ses adversaires (ce qui n’est jamais une bonne idée au Texas Hold’em Poker ni dans n’importe quelle variante).

Résumé du déroulement des d’un coup au poker :

  1. Le joueur situé avant le dealer mélange de carte puis donne le paquet au dealer
  2. Le dealer coupe le jeu de cartes et effectue la distribution  de gauche à droite en commençant par le small blind. Claudie vers distribuer une première carte à chacun puis recommence opération afin que chacun se trouve en possession de de carte face cachée.
  3. Le premier tour d’enchères commence en débutant par le joueur en position UTG.
  4. Le dealer brûle une carte puis il distribue le flop c’est-à-dire 3 cartes face visibles au milieu de la table.
  5. Un second tour d’enchères commence à partir du joueur en position de small blind.
  6. Le dealer brûle une carte puis il dévoile la turn.
  7. C’est un troisième tour d’enchères qui commence après la turn.
  8. Le dealer brûle une carte  puis il retourne face visible la carte de la river.
  9. Un dernier tour d’enchères se déroule entre les joueurs encore en jeu.
  10. S’il reste plusieurs joueurs en jeu, chacun dévoile son jeu à partir du small blind s’il n’y a pas eu de relance à la river. Si une ou plusieurs relances sont intervenues, c’est le lanceur qui montre son jeu en  premier et celui qui a payé (pour voir) le montre en dernier.

Estimer la force d’une main de départ :

Statistiquement, un joueur ne reçoit pas souvent une bonne main. La plupart du temps chacun reçoit une poubelle, c’est-à-dire une main sans intérêt du type 7 – 2, 10 – 3 ou J – 3, 9 – 4,  ou K – 5. Si vous jouez toutes ses mains, vous serez nécessairement perdant, car il difficile de faire une combinaison haute avec ce type de mains et lorsque vous obtiendrez une paire, elle sera presque toujours dominée par une paire avec un kicker supérieur. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut toujours jeter ses poubelles,  vous pouvez en jouer une de temps à autre, afin d’équilibrer votre jeu (mais globalement rarement). De préférence, choisissez-les assorties, mais restez vigilant face aux surrelances qui indiqueront régulièrement que vous êtes devancé. Ces mains peuvent tout de même se jouer enfin de parole, dans le but de voler les blindes, mais pas pour la valeur de la main.

Le vol de blinde : Le vol de blindes correspond à l’action relancer preflop lorsqu’on est en position de bouton (dealer) ou de cut-off (position juste avant le bouton). Peu importe la valeur de la main, car si le vol de blinde se passe convenablement, les joueurs qui se trouvent en small blind et en big blind vont abandonner leurs blindes.

Il arrive de temps que le joueur on small blind ou en big blind paye ou relance.  Dans ce cas, on dit que les joueurs en position de blindes défendent leurs blindes. Cependant le vol de blind dans un pot non relancé auparavant fonctionne en général plutôt bien, car après le flop, le relanceur initial aura toujours la position par rapport à ses adversaires, c’est-à-dire qu’il parlera toujours après eux. Au poker, avoir la position sur un joueur est un avantage décisif.

Dans un pot non relancé, quand le cut-off, puis le dealer ne sont pas entré dans le coup, il arrive fréquemment que le joueur en small blind relance joueur en big blind dans l’espoir de lui voler sa grosse blinde (on parle alors de bataille de blindes).  C’est un pari risqué pour le small blind car si le joueur en big blind paie, ce dernier aura ensuite la position post flop (après le flop). Mais dans un tournoi ou un Sit and Go, lorsque la pression des blindes se fait importante par rapport au tapis des participants la stratégie de vol de blindes prend tout son sens.

Les types de mains de départ  au poker :

Il existe en 169 types de mains différentes au poker parmi celles-ci on trouve :

  • Les paires. Ex : 5 -5, Q – Q
  • Les cartes consécutives. Elles permettent d’espérer faire une suite. Ex : 5 – 6, J -Q
  • Les cartes presque consécutives. Pour un tirage ventral. Ex : 5 – 7, 5 – 8
  • Les cartes assorties. Pour un tirage couleur. Ex : c – c, t -t
  • Les cartes consécutives assorties. Pour un tirage quinte et couleur. Ex : Qs -Ks
  • Les cartes consécutives presque assorties. Pour un tirage ventral et couleur. Ex : Js -Qs, 3s -7s
  • Et beaucoup de poubelles : 7 – 2,  Q – 4, J – 5, etc.

Voici un tableau indiquant les probabilités d’obtenir une bonne main de départ (ou non) :

Main de départ :

Probabilité :

Autre (dont des poubelles)

70 %

2 cartes de même couleur (assorties)

23,5 %

Deux connecteurs non assortis

15.7 %

Main contenant un As

15 %

Une paire

6 %

2 cartes de même couleur qui se suivent (assorties consécutives ou connecteurs assortis)

4 %

A – K

1,21 %

Paire d’As

0,45 % soit 1 fois sur 221 donnes

 

Le total fait plus de 100 %,  car certaines cartes vont faire partie de plusieurs ensembles.

 

Reconnaître une bonne main de départ au poker :

Il existe de très bonnes mains de départ,  des mains moyennes des mains à potentiel et des mains à jeter dans la défausse (on jette ses cartes au milieu de la table ce qui signifie qu’on abandonne sa main).  Outre les paires, dans toutes les autres combinaisons, il faut privilégier des mains suited (de même couleur comme pique, cœur, carreau trèfle).

  • Très bonnes mains de départ A – A, K – K, Q – Q, J – J,  10 – 10, A – K, A – Q (outre les paires, privilégiez les mains suited)
  • Mains de départ moyennes : 9 – 9, 8 – 8, 7 – 7, A – J, A – 10, K – J, K – 10, Q – J,  Q -10 (privilégier les Broadway (main composée de 2 figures (appelées aussi habillées)) suited)
  • Mains de départ à potentiel : 6 – 6, 5 -5 , 4 – 4, 3 – 3, 2 – 2, A – 9, K -9, Q – 9, J – 10, J – 9, Q – 8 – J – 8, 10 – 9, 10 – 8, 9 – 8, 8 – 7, 7 -6
  • Mains à jeter très fréquemment :   toutes les autres.

Aide-mémoire des combinaisons, des mains de départ et des statistiques utiles :

Duels all-in, top des mains de départ au poker, combinaisons, tirages Voici un aide-mémoire comportant les mains de départ, les combinaisons des mains de poker, mais aussi des statistiques sur les tirages et les duels all-in (à tapis, quand on engage tous ses jetons) preflop les plus fréquents.  Ce document peut être téléchargé et imprimer gratuitement. Il est réalisé en PDF sur un demi A4. J’en ai créé une autre version, comportant deux exemplaires identiques, sur une feuille de papier A4.

 

 

Les différentes variantes au poker :

Le Texas Hold’em Poker est la variante la plus pratiquée dans le monde, mais il en existe bien d’autres, dont plusieurs sont praticables dans les salles de poker en ligne légal en France (les salles agréées ARJEL).

  • Texas Hold’em poker (agréé ARJEL)
  • Pot-Limit Omaha (High-Low)  (agréé ARJEL)
  • Pot-Limit Omaha (5 cartes)  (agréé ARJEL)
  • Limit Omaha High-Low  (agréé ARJEL)
  • Stud  (agréé ARJEL)
  • Razz  (agréé ARJEL)
  • Stud High-Low  (agréé ARJEL)
  • 2-7 Triple Draw  (agréé ARJEL)
  • Dealer Choice  (agréé ARJEL)
  • 8-game et H.O.R.S.E.  (agréé ARJEL)
  • Pineapple
  • Lowball
  • Cincinnati
  • le Badugi
  • Le Crazy Pineapple
  • L’Irish

 

Apprendre à mieux jouer au poker :

Une bonne attitude pour progresser :

Le poker est un jeu qui réclame un certain niveau de concentration (chaque main reçue, chaque action nécessite une vraie réflexion), de la bonne humeur (pour parer au coup du sort), de la patience (pour attendre les bonnes mains et les bons spots (occasions)), de l’endurance (car les sessions de jeu peuvent durer plusieurs heures). Une attitude détendue, posée et appliquée est la garantie d’entamer une session de jeu dans de bonnes conditions.

Être sélectif concernant sa main de départ et sa position de jeu :

Tous les joueurs d’expérience vous le diront, il faut à la fois sélectionner ses mains de départ, mais aussi la position dans laquelle on se trouve pour rentrer dans un coup. Il existe une corrélation très forte entre la force de la main et la position à laquelle on se trouve pour la jouer. En début de parole, il faut resserrer son jeu alors qu’en fin de parole,  il est possible (mais pas obligatoire) d’ouvrir sa range de mains. Retenez bien qu’on joue plus serré en début de parole en fin de parole. Jouer serré signifie on sélectionne drastiquement ses mains de départ.  Tout le reste est jeté. Un joueur serré ne joue donc que peu de mains de départ, par rapport à un joueur plus large (un joueur large joue un éventail demain beaucoup plus grand).

Si vous avez bien sélectionné votre main de départ, vous ne devez jamais vous contenter de payer la grosse blinde avant le flop.  Si votre main est bonne, elle doit l’être suffisamment pour relancer. Si votre main n’est pas suffisamment bonne pour relancer, jetez là, et n’entrez pas dans le coup. Entrer dans un coup preflop en relançant permet  de prendre l’avantage sur ses adversaires et souvent de le garder après le flop. Si un joueur à relancer avant vous, vous devez vous demander si votre main est suffisamment forte pour suivre, pour relancer, ou si votre main est si faible (au vu de la relance précédente) qu’il est préférable de la coucher.  Il n’y a aucune honte à ne pas jouer une ou plusieurs mains d’affilée. C’est même souvent une preuve de sagacité au poker !

Apprendre à relativiser :

Au poker, plus que dans beaucoup d’autres jeux, l’effet de la variance peut être dévastateur et difficile à endurer. La variance est la différence entre les probabilités (théoriques) et la réalité des résultats. Pour bien comprendre ce phénomène, prenons l’exemple du lancer de pièce qui peut retomber soit pile, soit sur face.  Si vous effectuez un très grand nombre de lancés (en utilisant un procédé parfaitement aléatoire), vous constaterez un résultat qui sera de 50 % sur pile et 50 % sur place. Or, si vous procédez à 10 lancés, vous allez peut-être constater qu’il y a 70 % de pile et 30 % de face. Cela ne remet pas en cause la théorie, mais signifie simplement que votre échantillon est trop faible pour tirer la moindre conclusion.  Admettons cette fois-ci que vous perdiez 100 € à chaque fois que la pièce tombe sur pile (pour ce jeu, vous ne gagnez rien avec face, c’est injuste, mais c’est comme cela). Ces 10 lancés vont vous faire perdre 700 € et vous sembleront être une éternité. C’est la même chose au poker, sur un petit échantillon, la réalité observée peut être différente des statistiques courantes, lorsque cette différence est à votre avantage, pas de soucis, tout roule ! la vie est belle ! Mais lorsque l’échantillon constitué par vos parties vous fait perdre de l’argent ou ce que vous avez mis du temps à construire, cela peut être très difficile à endurer.  Beaucoup de joueurs qui connaissent run bad (période de mauvais résultats dus à la variance) se découragent, d’autres accusent les salles de poker d’être rigged (truquées). Mais la vérité est pourtant simple : tous les joueurs de poker réguliers connaissent de temps à autre un effet négatif de la variance, c’est inévitable. Pour approfondir ce phénomène, je vous recommande l’excellent livre de Marcel Boll “La chance et les jeux de Hasard”.

Il y aura donc inévitablement de vivre des moments pendant lesquels vous allez perdre systématiquement vos 80/20 (80% de probabilité de gagner à 20 % de probabilité de perdre),  ne pas toucher vos tirages et voir vos adversaires chatter (posséder une chance insolente au poker). Mais dites-vous bien que ces moments de déveines arrivent à tous les joueurs et sont inhérents au jeu.   Dites-vous aussi qu’il y aura d’autres périodes de good run dans lesquelles les cartes vous avantagent souvent.

Le tilt au poker : Comme dans le jeu de flipper, le tilt, au poker arrive après une secousse importante.  Il peut s’agir d’un bad beat (un joueur possédant une bonne main perd le coup face à un autre qui possède une moins bonne main, mais qui  bénéficie d’un tirage favorable, souvent improbable), ou d’une accumulation de coups perdus, alors que le joueur était dans bonne position au départ.  

Le joueur tilteur perd toute notion de jeu raisonnable. Il peut devenir trop agressif ou trop passif. Bref il se met à mal jouer (par rapport à son habitude).  Si vous ressentez que vous arrivez à cet état,  cesser toute partie pendant plusieurs heures voir pendant plusieurs jours,  jusqu’à ce que vous reveniez un état mental apaisé.  Le tilt et l’une des pires choses qui puissent arriver à un joueur de poker pendant une partie, car il perd toute notion de rationalité.  En tilt, des joueurs peuvent perdre plusieurs buy-in ou caves successives sans se rendre compte, dans l’instant, qu’ils font n’importe quoi.

Une période de bad run due à la variance peut conduire au tilt. Ne pas avoir de chance pendant un temps peut être préjudiciable pour un joueur,  mais cela devient encore pire si pendant cette période, il se met à jouer plus mal que d’habitude parce qu’il tilt.

Si vous sentez que vous passez une mauvaise période, ou que votre niveau de jeu a  baissé, n’hésitez pas à faire une pause de quelques jours. L’esprit a parfois besoin de passer à autre chose pour revenir en meilleure forme.

Comprendre les adversaires pour mieux les vaincre :

Le poker est un jeu dans lequel les joueurs peuvent passer des paliers de progression importants.  Quand on maîtrise les règles du jeu, les combinaisons, qu’on a effectué quelques parties, on se demande quelle stratégie adopter pour gagner.  Il y en a plusieurs, mais toutes ont à un point commun : la compréhension du jeu des adversaires. Voici un exemple : pour une relance, avec un certain type d’adversaire, la conséquence est que l’adversaire va souvent coucher sa main, alors que face à d’autres types d’opposants, l’effet n’est pas le même, un call est possible, voir une surrelance. Pour ne pas se tromper d’action ou de cible, il est important de savoir à qui on a affaire.  Cela tombe bien, les joueurs professionnels ont établi d’après leurs expériences une typologie de personnages, dont les comportements sont identifiables et régulièrement similaires. Observer ses adversaires et prendre des notes mentales ou écrites en tenant un petit carnet (ou en archivant ses observations sur son smartphone) permet à la fois de rester attentif aux actions de ses adversaires, de ce ne pas s’ennuyer lorsqu’on n’est pas actif à une table, mais aussi de se constituer une base de connaissance qui pourra être utile lorsqu’on aura à affronter à nouveau les joueurs sur qui on aura pris des notes.

Les typologies de joueurs :

Traditionnellement, on a coutume de dire qu’il existe quatre typologies de joueurs, dont voici une représentation sous la forme d’un diagramme :

 

Les typologies de joueurs de poker.

 

D’une manière générale, il s’agit surtout de tendance, même si certains joueurs ont un comportement tellement caricatural qu’ils sont les exemples vivants des différents prototypes. Grâce à cette typologie, on se rend compte qu’un joueur a plutôt une tendance à être  large ou serré et agressif ou passif. Il faut donc combiner les 4 comportements de base pour obtenir 4 types de joueurs.

Quatre directions :

  • Le joueur large est un joueur qui joue beaucoup de mains,  son éventail (range en anglais) est très élevé.  C’est souvent un joueur qui manœuvre bien post-flop ou alors un joueur débutant qui éprouve toutes les difficultés du monde à effectuer une sélection dans ses mains de départ.
  • Le joueur serré et celui qui joue peu demain, qui effectue une sélection draconienne.  Certains joueurs caricaturaux ne jouent que des paires d’As à la de paires de 10 ainsi que les A – Q et A – K assortis.
  • Un joueur agressif et un joueur qui mise, relance ou sur-relance beaucoup, qui suis peu. Dans la version caricaturale, ce sont souvent des joueurs qui relancent trop, trop souvent, les pires sont les partisans réguliers de l’all-in preflop.
  • Un joueur passif  ne relance pas suffisamment et suit beaucoup trop. C’est souvent un joueur qui ne sait pas valoriser ses bonnes mains. S’il lui arrive de relancer, c’est souvent à coup de  mini raise (relance minimale) qui n’effraie personne. Il s’agit la plupart du temps d’un joueur débutant.

Quatre typologies :

  1. Le large passif : il joue beaucoup de mains de façon passive, c’est-à-dire que sa range de main est peu sélective et qu’en plus, il ne relance que rarement. Il lui arrive régulièrement de suivre avec n’importe quelle deuxième, troisième, quatrième paire,  voir parfois toute hauteur. Ce qui fait de lui le profil rêvé pour devenir un colling-station (joueur qui call (suit) sans arrêt et qui ne croit personne).
  2. Le serrer passif : Le joueur sélectionné bien ses mains de départ, mais ne les valorise pas suffisamment en misant, en relançant ou en surrelançant. Lorsqu’il entre en jeu, les joueurs d’observateurs savent qu’il est bien équipé.  Il peut quelquefois être une cible facile à faire folder lorsque le flop n’a pas amélioré sa main.
  3. Le large agressif :  ce type d’adversaire est difficile appréhender, car son éventail de main, bien que large, n’est pas pour autant foufou. Jouer large ne veut pas dire jouer toutes les mains,  mais beaucoup de celle qui ont un potentiel. Ce type de joueur n’hésite pas à miser et à relancer preflop, au flop, à la turn et à la river. S’il est adroit, il saura aussi folder régulièrement lorsque la contre-attaque est sérieuse.
  4. Le serré agressif : cet adversaire sélectionne ses mains et lorsqu’il entre en jeu, ce n’est jamais pour suivre une quelconque action.  Il faut dire que ça range de mains est souvent plus élevé que la moyenne des autres joueurs. Il va donc miser, relancer ou sur relancer et souvent emporter le pot sans avoir besoin d’aller jusqu’à l’abattage, car il bénéficie une image de joueur solide.

Les deux profils aboutissant à une attitude passive sont à éviter en tant que joueur.  Mais si vous devez affronter des adversaires, c’est exactement le type de profil que vous allez adorer. On en rencontre beaucoup dans les parties en play money, en micro limite, parfois même jusqu’à basse ou moyenne limite. Bien que les  modèles de profils larges passifs et serrés passifs soient plutôt à éviter, il n’est pas interdit d’emprunter un peu de leur ADN afin de s’adapter aux diverses situations notamment lorsqu’on croise un maniaque (joueur suragressif en permanence).

Comme je l’ai précisé plus haut, ces typologies de joueurs sont des tendances. De plus, certains joueurs qui ont a un peu d’expérience et une pointe de ruse sont capables de jouer les caméléons pour s’adapter à leurs adversaires, afin d’être tantôt large face à des joueurs serrés, tantôt passifs face à des joueurs suragressifs ou inversement.

Différents niveaux de conscience au poker :

  • Niveau basique débutant : je joue mes cartes comme je peux.
  • Niveau intermédiaire :  je tiens compte des statistiques,  les outs, j’intègre les dynamiques de jeu et les stratégies.
  • Niveau expert :  je suis capable de comprendre les stratégies, de tenir compte des attitudes des adversaires, des dynamiques du poker, des joueurs, de la table ou du tournoi. Au besoin, contre de très bons joueurs, je me rapprocher du jeu GTO (Game Theoretical Optimum ou Jeu Optimal Théorique), autant techniquement que dans mon attitude.

L’observation des adversaires : Un edge (avantage) considérable.

Afin de bien jouer au poker en live ou online, l’observation des adversaires est un facteur important de réussite. Regarder et écouter les autres joueurs,  identifier leurs d’habitudes, leurs patterns de jeux, leurs attitudes, constater les ruptures autant que les répétitions dans les comportements et en prendre note. Observer les adversaires permet d’identifier des types de jeux et les typologies de joueurs, puis de les reconnaître. Identifier, reconnaître des types de joueurs ne se fait pas en un claquement de doigts.  Il faut accumuler des heures de jeu pour commencer à en être capable. Il faut bien sûr connaître les typologies existantes (“Poker code” aux éditions Fantaisium ou “Poker Tells” aux éditions Micro Application, “Poker face “d’Alexis Laipsker, par exemple), mais rien n’empêche de se constituer, en plus, son propre vocabulaire en utilisant des outils tels que la “Synergologie”, les “Micros expressions” de si cher à Paul Ekman, ou encore la “symbolique gestuelle” de Joseph Messinger.

Certains joueurs ont besoin de conceptualiser leurs connaissances pour les intégrer alors que d’autres arrivent au même résultat par un processus plus intuitif, mais pas moins efficace.

L’observation minutieuse des adversaires permet de placer une action de jeu au moment le plus opportun, face à un adversaire réceptif. Ce n’est que par l’observation que la bonne action peut être effectuée au bon moment, face au joueur adéquat.

Le langage corporel et le poker :

Le langage corporel est constitué d’une grande quantité d’indications plus ou moins subtiles de ce que chacun de nous pense, ressent, veut ou ne veut pas. Dans la vie quotidienne, les attitudes,  les mouvements, les pauses font partie du langage du corps. Certains ont très tôt appris à décoder, a interprété les gestuelles et les attitudes alors que d’autres les regardent comme une langue étrangère à laquelle ils ne comprennent rien. Le poker est l’un des rares jeux dans lequel le mensonge et la tromperie sont permis.  Au poker, si vos adversaires savent ce que vous pensez, ce que vous avez comme jeu, alors ils vous ont déjà battu. C’est la raison pour laquelle la dissimulation est l’un des outils stratégiques majeurs de ce jeu. Si votre adversaire doute de votre jeu, s’il se trompe en interprétant les signes que vous émettez, alors vous prenez l’avantage. C’est la raison pour laquelle les joueurs de poker professionnel font tout pour masquer leurs émotions, leurs intentions et parfois induire en erreur leurs adversaires.  Dans le même temps, les joueurs chevronnés scrutent avec minutie le moindre signe qui leur donnerait une information sur les mains adverses et les plans des opposants. En débutant le poker vous ne serez probablement pas un as de la lecture des tells ( attitude révélatrice), mais vous pouvez vous efforcer, avec peu d’efforts, à commencer à dissimuler vos pensées et visées. Sachez que tout, dans l’attitude, a de l’importance. Le mouvement général du corps, la posture, la gestuelle, les mouvements des mains, de la tête , un regard, le moindre pincement de lèvres,  les micro-expressions, etc.

Comment jouer au poker chez soi ?

Trouver du matériel de poker :

Si vous décidez d’organiser une partie de poker chez vous, vous aurez besoin d’un peu de matériel comme des jetons de poker, un ou plusieurs jeux de cartes (en plastique), un cache carte (carte monochrome à placer sous le jeu de cartes afin de marquer la dernière carte du paquet) et un tapis de jeu.

Vous avez la possibilité d’utiliser des jetons de base sans valeur faciale (qui sont bon marché). Dans ce cas, vous attribuez la valeur souhaitée aux jetons suivant leurs couleurs.

L’autre solution consiste à utiliser des jetons sur lesquels une valeur faciale est déjà indiquée. Dans cette situation, la valeur faciale correspond à la valeur du jeton. Ces jetons sont souvent un peu plus chers que les premiers, mais aussi plus confortables pour jouer, car les joueurs n’ont pas besoin de se souvenir de la correspondance entre la couleur et la valeur du jeton.

Vous pouvez trouver des mallettes de jetons entre 30 € et 60 € comprenant des jetons, un bouton de dealer, 2 jeux de cartes sur Amazon mais aussi dans des boutiques spécialisées comme pokeo.fr, pokchips.com, kooperfrance.com, poker-production.com, cartes-production.com (j’ai commandé moi-même du matériel de poker chez chacun de ses fournisseurs et tous se sont montrés très sérieux).

Plusieurs fabricants de cartes proposent des éditions en 4 couleurs (cœur rouge, trèfle vert, carreau bleu, pique noir). Mon préféré est Modiano (prix : autour de 16 € les deux  jeux).

Si vous voulez jouer avec des joueurs, jetons de très bonnes qualités comme dans les casinos, je vous recommande la marque Paulson.  Ces jetons sont un peu chers, car chacun d’eux vaut entre 90 centimes et 1,50 € pièce.

 

Malette pour jouer au poker.

Jeux de cartes, caches cartes, boutons de dealer, malette et jetons Paulson.

 

Une ambiance sympathique n’empêche pas de jouer sérieusement :

L’attitude des joueurs :

Une partie de poker doit être un bon moment passé entre  personnes qui se respectent. Ce n’est pas parce qu’on s’affronte sur le tapis qu’on doit être désagréable, peu civilisé ou inconvenant à l’égard des autres participants. C’est même tout le contraire. Le poker est un jeu suffisamment violent dans les rapports qu’il instaure entre les individus (compétition de chacun contre tous) pour que ceux-ci n’aient pas besoin d’en rajouter. Pour la bonne ambiance et la bonne marche de la partie, je vous recommande d’éviter autant que possible toute parole méprisante, le trash talk (propos volontairement désagréables ou blessants pour déstabiliser les adversaires) et plus généralement tout  qui est susceptible de dégrader l’ambiance de la rencontre. Et si un des joueurs s’aventure sur cette mauvaise pente, je vous recommande de le recadrer rapidement ou de dévier la conversation, au plus vite, afin de revenir a de meilleures relations entre les participants.

À une table de poker, les conversations peuvent s’enchaîner et il est possible de parler de tout et de rien.  Veillez toutefois à éviter les sujets de fâcheries, les sujets polémiques tels que la politique, la religion et les animaux qui sont souvent des thèmes générateurs de conflits.  Si vous sentez qu’à votre table, les esprits s’échauffent, n’hésitez pas à introduire un autre sujet de conversation plus consensuel, voire carrément anodin, afin que les protagonistes se calment et se concentrent de nouveau sur la partie de poker.

Pratiquer le double deal pour jouer plus de mains à l’heure :

Je vous conseille d’utiliser 2 jeux de cartes (un rouge et un bleu par exemple) de façon à pouvoir pratiquer le double deal, ce qui permet de jouer plus de mains à l’heure.  Concrètement, lorsqu’un coup est terminé avec le jeu rouge par exemple, le futur joueur UTG récupère les cartes du coup qui vient de se terminer et les mélanges. Lorsqu’il a terminé de mélanger les cartes, il confie son paquet au joueur qui se trouvera en small blind.  Pendant ce temps, le nouveau dealer, peut commencer à distribuer le jeu bleu aux joueurs. En jouant de la sorte, c’est-à-dire en utilisant tantôt le jeu bleu, tantôt le jeu rouge, on évite de perdre du temps à attendre la fin du mélange des cartes et un nouveau coup peut commencer immédiatement après que le dernier se termine.  

Comment jouer une partie privée de poker avec argent ?

Si vous débutez au poker, vous n’avez pas besoin de jouer avec de l’argent.  Je vous le déconseille même, car, sauf coup de chance (qui ne dure jamais très longtemps),  vous allez inévitablement perdre contre des joueurs qui ont plus d’expérience que vous (même un tout petit peu). De plus, en jouant sans miser d’argent, vous allez pouvoir apprendre à votre rythme, sans pression inutile. Vous allez pouvoir découvrir, entre autres, que bien que les règles soient simples, les réflexions et stratégie peuvent-être très élaborées.  Si vous vous faites éliminer de la partie, n’hésitez pas à prendre du temps pour regarder comment les autres joueurs réagissent, vous observerez que les comportements des adversaires sont riches d’enseignements. Sur internet, vous pouvez trouver beaucoup de vidéos le joueur de poker en ligne ou en live qui commente leurs parties. Beaucoup de ces vidéos sont des outils qui permettent de progresser à pas de géant.

Jouer au poker avec ou sans argent ?

Pour une partie de poker à domicile, il est tout à fait possible de jouer pour le plaisir, sans enjeu financier. C’est d’ailleurs ce que je vous recommande si un ou plusieurs joueurs sont totalement novices. Si toutefois, vous préférez engager de l’argent, vous pouvez, par exemple, déterminer qu’une cave est égale à 1 €, 2 € ou 5 €.  Idem, si vous jouez plutôt en mode sit and go ou tournoi, dans ce cas, le buy-in peut être de 1, 2 ou 5 €. Il faut bien sûr que tous les participants soient d’accord pour qu’une somme d’argent soit mise en jeu.

Chacun a le droit d’organiser une partie de poker payante ou gratuite chez soi à la seule condition de ne pas demander de contribution pour l’organisation des parties.  Si vous effectuez une partie de poker privée, en argent véritable, l’ensemble des enjeux doit revenir aux joueurs. De plus les enjeux sont censés rester minimes.

En France, seuls les casinos, les cercles de jeux ainsi que les sites de poker en ligne sont autorisés à organiser dès partie de poker en cash game, en tournoi ou en sit and go et à prélever une partie du buy-in ou du rake en contrepartie de l’organisation des parties. Les clubs de poker associatif sont tout à fait libres d’organiser des parties de poker mais celle-ci doit rester gratuite. Dans un club de poker associatif, le paiement d’une cotisation est destiné à couvrir les frais tel que la location d’une salle, ou l’achat du matériel de poker.

Si vous jouez de l’argent, voici pourquoi il est important de miser des sommes raisonnables au poker :

Lorsque vous jouez en mode argent réel (en live ou en ligne), il est important de ne jouer qu’avec des sommes d’argent que vous pouvez vous permettre de perdre sans que cela ait un impact sur notre manière de jouer (parce que l’enjeu serait trop important) ou sur notre vie quotidienne (parce que la somme engagée serait pourtant nécessaire à vos dépenses courantes). Voici un exemple d’une personne qui gagne 1500 € par mois grâce à son travail. Si cette personne perd 2 € euros dans une partie de poker, cela ne représenterait que 0,13 % de son salaire mensuel.  Si cette personne perd 20 €, cela représente 1,33 % de son salaire mensuel. Mais si cette personne perd 200 €, cela représente alors 13, 33 % de son salaire mensuel. Si un joueur engage une telle somme par rapport à son revenu, la pression de la perte ou du gain seront tels qu’il risque de ne pas jouer au maximum de ses capacités, car le stress pourrait être trop important (et conduire à de mauvaises décisions). D’autre part si cette somme est perdue, cela a un impact négatif direct sur sa qualité de vie au quotidien. C’est pourquoi je recommande à tous les joueurs de se fixer des limites de jeux raisonnables (qui n’ont pas un  impact négatif sur la vie quotidienne) à ne jamais dépasser, quelles que soient les circonstances.

Éviter la triche, les tricheurs et les mauvais perdants :

Si vous décidez d’organiser une partie de poker à la maison, je vous recommande particulièrement d’éviter d’inviter deux types de joueurs :

  • Les tricheurs : dans tous les jeux, il y a forcément de temps à autre des joueurs qui sont trop mauvais pour gagner à la régulière et qui ont un penchant affirmé pour la triche. Heureusement, la plupart du temps, les tricheurs sont aussi médiocres au poker qu’à la triche, ce qui permet de se rendre compte de leur supercherie assez rapidement. Je  conseille avant chaque partie de rappeler que la triche est interdite. Et si un tricheur est pris en flagrant délit, excluez-le sur-le-champ et définitivement !
  • Les mauvais perdants : Les perdants se classent en deux catégories. Les bons perdants et les mauvais perdants.  Les bons perdants savent garder le sourire ainsi que leur dignité même dans les mauvaises passes.  Alors que les mauvais perdants au poker, comme ailleurs, sont d’une mauvaise foi crasse, bougonnent, contestent, se livrent à des réflexions souvent peu agréables ou désobligeantes.  Bref si vous rencontrez de mauvais perdants, abstenez-vous de le réinviter ! Vos futures parties n’en seront que plus agréables.

Organiser un tournoi de poker à la maison :

Lorsqu’on souhaite organiser un tournoi de poker à la maison, l’organisation est différente de celle d’une partie de cash-game. Il faut d’abord prévoir la structure de jeux puis un minuteur qui permettra de compter le temps de chaque niveau pour passer au suivant.

La structure du tournoi :  Outre le nombre de participants, 3 éléments sont variables dans la structure d’un tournoi. Il y a d’abord le stack de départ, puis le temps de chaque niveau (ou level) et enfin le niveau ou des blindes.

Il existe plusieurs applications gratuites ou payantes pour smartphone et tablette qui permettent à la fois de déterminer la structure appropriée,  en fonction du nombre de joueurs et du temps dont on dispose pour la rencontre. Pour cela, rendez-vous dans le store de votre appareil mobile, puis cherchez-y “timer poker”.  Vous avez l’embarras du choix. Sur internet, il existe également des sites tels que blindvalet.com qui offrent le même type de service. Vous pouvez utiliser également la fonction minuterie de votre smartphone, après avoir défini la structure de jeux.

Voici un exemple pour un tournoi de 9 joueurs qui doit durer 4 heures (soit 240 minutes) environ. Chaque joueur reçoit un stack de départ de 10 000 jetons.  Chaque niveau de blindes (level) dure 20 minutes.

Level

Small Blind

Big Blind

Temps (en minute)

1

25

50

20

2

50

100

20

3

75

150

20

4

100

200

20

5

200

400

20

6

300

600

20

7

400

800

20

8

500

1 000

20

9

700

1 400

20

10

1 000

2 000

20

11

1 500

3 000

20

12

2 500

5 000

20

 

Vous pouvez prévoir des pauses toutes les 1h20 environ afin que chacun puisse se dégourdir les jambes pendant quelques instants.

 

Jouer dans un casino, un cercle de jeux,  ou participer à un tournoi organisé par un opérateur de poker en ligne :

Les parties de poker sans enjeu financier entre amis ou dans un club de poker amateur permettent de comprendre le fonctionnement d’une partie, de s’exercer autant dans sa façon de jouer que dans son attitude, de gagner en expérience et en compétence pour peu que chacun essaie de progresser. Pour jouer en live dans de meilleures conditions, il faut passer dans la catégorie du poker avec enjeu.

Afin de jouer au poker live avec enjeux financiers,  il faut se tourner vers les casinos, les cercles de jeux où s’inscrire dans un tournoi organisé par un opérateur de poker en ligne, si on veut bénéficier de conditions de jeu à la fois sécurisé (les établissements de jeux légaux sont très contrôlés), confortable (croupiers professionnels,  tables, cartes et jetons de qualité, ambiance conviviale et sécurisée, possibilité de prendre des rafraîchissements).

Avant de vous lancer dans une partie en live avec enjeu,  sachez qu’un niveau correct de poker et chaudement recommandé pour ne pas faire partie des joueurs constamment perdants. Vous devez également savoir que les limites représentent des niveaux moyens de jeux.  C’est-à-dire que plus la limite est élevée et plus le niveau moyen des joueurs de cette limite est élevé aussi. Ce n’est donc pas qu’une question de budget, c’est aussi une question de niveau moyen de jeu. Si vous jouez à une limite trop élevée par rapport à votre niveau, vous prendrez certes un peu d’expérience, mais vous perdrez surtout de l’argent.

Comment jouer au poker sur internet ?

Bien que les règles du poker soient les mêmes en live ou en ligne, il existe beaucoup de différences dans la pratique.  La plus grande différence est peut-être que chacun peut jouer au poker en ligne où il veut et quand il le veut depuis un ordinateur un smartphone ou une tablette, pourvu qu’il dispose une connexion Internet suffisante et qu’il soit majeur.

Au poker en ligne, la distribution des cartes est automatique, le temps imparti à chaque joueur qui est plus limité, quant aux dynamiques de jeux, elles sont d’avantages basés sur les ranges des mains, les probabilités que sur l’attitude des autres joueurs. En ligne chacun peut à toute heure du jour et de la nuit  participer à une partie, même dans une variante un peu exotique.

En France, depuis 2010 le poker en ligne et légal et réguler. Cela signifie que 7 opérateurs ont obtenu une licence de l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne), qui leur permet de proposer du poker légalement aux joueurs qui se trouve dans l’Hexagone.  Ces opérateurs proposent à la fois de jouer de façon gratuite, sans argent, avec d’autres joueurs qui jouent pour le plaisir uniquement et avec enjeu financer à partir de quelques centimes d’euros. Ces opérateurs de poker qui ont obtenu une licence donnent la possibilité à leurs joueurs de jouer en mode argent réel c’est-à-dire en misant de l’argent à chaque partie. Les sites de poker agréé ARJEL doivent, pour obtenir et conserver leurs licences, respecter un cahier des charges draconien qui oblige notamment les opérateurs  à sécuriser les transactions, garantir les fonds déposés, prouver le caractère aléatoire de la distribution de carte, ou encore mettre en place des annonces et des dispositifs pour prévenir le jeu excessif.

Voici la liste des opérateurs de poker légaux en France :

  1. Winamax,
  2. PokerStars,
  3. BetClic,
  4. PMU,  
  5. Unibet,
  6. Bwin,  
  7. PartyPoker.

 

Jouer au poker en ligne avec Winamax.

Capture d’écran d’une table de poker en ligne sur Winamax.

 

D’autres sites permettent de jouer de manière gratuite, au poker en ligne,  mais ces sites fonctionnent souvent avec une interface obsolète, leur fréquentation est minime (il faut s’armer de patience avant de pour pouvoir commencer une partie) et en plus, ils ne  présentent aucune garantie de tirage aléatoire des cartes, comme c’est pourtant le cas avec les sites agréés ARJEL. Bref, leur piètre qualité fait que je ne vous les recommande donc pas.

Le matériel nécessaire :

Jouer au poker en ligne nécessite de disposer d’un ordinateur, d’un smartphone ou d’une tablette récente ainsi qu’une connexion Internet correcte. Si vous disposez d’un ordinateur de type PC équipé de Windows, vous bénéficiez d’un maximum d’offres. En revanche, si vous possédez un Mac ou un appareil sous Linux,  le choix de votre opérateur sera plus limité.

Les possesseurs de smartphone et de tablette sous iOS (Apple),  et Android ont l’embarras du choix, quant à ceux qui utilisent Windows Phone, ils ne pourront jouer au poker qu’avec l’opérateur Winamax (qui est probablement l’un des meilleurs).

  • Téléchargement d’un logiciel de poker sur PC :  tous les opérateurs agréés ARJEL.
  • Téléchargement d’un logiciel de poker sur Mac : Winamax, PokerStars, PMU, BetClic, PartyPoker.
  • Poker en ligne sans téléchargement de logiciel :  Winamax, BetClic, Unibet, Bwin.
  • Application pour iOS et Android : les 7 opérateurs agréés ARJEL.

Pour les joueurs adeptes du jeu multitable, c’est-à-dire sur plusieurs tables en même temps, il est recommandé d’utiliser un ou plusieurs écrans de grande taille si vous aimez jouer en mode mosaïque (toutes les tables posées les unes à côté des autres).  Si vous ne possédez qu’un petit écran comme avec un ordinateur portable, vous pouvez utiliser le mode cascade (les tables sont empilées les unes sur les autres avec un léger décalage) ou le mode pile (les tables sont toutes les unes sur les autres, sans décalage.  Elles apparaissent lorsque c’est à votre tour de jouer).

Quel opérateur choisir pour jouer au poker en ligne ?

  1. Les critères de choix d’un opérateur sont nombreux.  Le premier d’entre eux est un critère technique. En effet, si vous disposez d’un PC, d’un Mac d’un smartphone une tablette, vous ne ferez peut-être pas les mêmes choix.
  2. Ensuite je vous recommande de tenir compte de plusieurs critères comme l’affluence dans les salles (Winamax et PokerStars sont les deux salles de poker les plus fréquentées).
  3. Le troisième critère le plus important porte sur les promotions et l’offre de jeux.  Ceux-ci doivent être diversifiés au maximum et correspondre à vos attentes. Parmi tous les opérateurs, celui qui offrent la plus grande diversité de types de jeux et d’offres commerciales, Winamax est largement devant PokerStars, BetClic et PMU.
  4. Le confort d’utilisation  du logiciel ou de l’application,  les options de jeux sont le quatrième point à prendre en compte. Comme les autres fois, Winamax arrive devant ses concurrents qui sont dans l’ordre PokerStars puis PMU, Bwin PartyPoker (Ces 3 là utilisent le même logiciel) et  BetClic et Unibet (ces deux opérateurs utilisent le même logiciel, qui est à mon sens largement améliorable, notamment au niveau du Re-Player (outil permettant de revoir le déroulement d’une partie)).
  5. Avec le même compte joueur, il est possible d’effectuer des paris sportifs  et parfois hippiques chez un opérateur. Dans ce classement, je place à nouveau Winamax en premier, car c’est l’opérateur qui propose régulièrement les meilleures cotes sur les paris sportifs,  puis vient Unibet qui propose à la fois du poker, des paris sportifs (avec souvent de très bonnes cotes aussi) et hippiques, BetClic et PMU.

Gestion de bankroll :

Si vous faites partie des très nombreux joueurs réguliers, je vous recommande d’adopter le plus vite possible une gestion de bankroll.  La Bankroll est votre capital de jeu. Après notre premier dépôt d’argent, vous devez vous appliquer à faire fructifier ce capital de départ.  Pour cela, la méthode la plus sûre consiste à adopter une gestion de bankroll (il faut bien sûr jouer correctement poker sans quoi, même avec une gestion bankroll vous serez forcément perdant).  Avoir une gestion de bankroll, cela signifie que pour chaque partie que vous engagez, vous définissez un montant maximum qui correspond à 1 % à 2% de votre capital de jeux. Concrètement, quand vous disposez de 100 € de bankroll, si vous choisissez 2 % comme référence,  vous pouvez jouer en cash game avec une cave de 2 € (pas plus) et dans un tournoi ou un Sit and Go qu’avec buy-in maximum de 2 euros également. Une gestion de bankroll permet d’atténuer des effets de la variance. En effet, lors d’un bad run vous pouvez perdre plusieurs parties consécutives même en jouant très bien au poker.  En adoptant une gestion de bankroll, il est possible de perdre 5 à 10 buy-in sans que votre capital de départ soit mis en danger. Imaginons cette fois au lieu de prendre 2 % comme référence vous preniez 20 %. Il ne faudrait dans ce cas que cinq parties perdues pour que vous vous retrouviez broke (perdre l’intégralité de son capital de départ). Suivant le type de partie auquel vous participez, le pourcentage de votre bankroll peux bien sûr varier. 3 facteurs sont importants à prendre en compte :  le niveau d’agressivité des joueurs à la table (plus le niveau d’agressivité général est élevé et plus la variance est élevée, elle aussi), le type de partie (cash game, sit and go, sit and go Expresso (Expresso chez Winamax, Spin and Go chez PokerStars, JAQKPOT chez PMU, Bwin, PartyPoker et Twister chez BetClic et Unibet), tournoi multi table et enfin la limite de jeu.

Pour prendre de bonnes habitudes de jeux, il ne faut pas attendre.  C’est pourquoi dès qu’on commence à jouer au poker, même en mode argent fictif il est important d’adopter une gestion de bankroll,  car c’est la seule manière de monter en limite sans risquer de tout perdre.

Les écoles de poker des opérateurs agréés ARJEL :

Plusieurs sites de poker agréés ARJEL proposent d’expliquer comment jouer au poker, grâce à des tutoriels, des vidéos, des quiz, des articles de blog.  Tous ces documents sont consultables gratuitement sur les sites des opérateurs sous la rubrique école de poker ou poker school. Certaines écoles de poker sont très bien faites comme celles de Winamax,  de PokerStars ou encore de PMU. À mon avis, les documents les plus intéressants sont les vidéos dans lesquels les joueurs professionnels expliquent en détail leurs stratégies, leurs pensées ou ce qu’ils ont compris du jeu de leurs adversaires.

Utiliser un tracker : oui, mais pas forcément au début.

Un tracker est un logiciel autorisé par les salles de poker en ligne agréées ARJEL, que vous pouvez installer sur votre ordinateur et qui permet de générer des statistiques sur votre propre jeu, mais aussi sur celui de ses adversaires.  Les statistiques s’affichent alors en surimpression sur la table de poker, à côté de chaque pseudo de joueurs. L’ensemble des données collectées par un tracker sont stockées dans une base de données sur votre ordinateur. Ces données s’affinent au fur à mesure que vous enchaînez  les parties. Il est possible d’acquérir ce type de logiciel en achetant une licence ou de souscrire un abonnement. Un traqueur n’est pas indispensable pour jouer correctement, mais c’est une aide utile lorsqu’on a déjà atteint un niveau de jeu correct, particulièrement si l’on joue sur plusieurs tables en même temps.  Les grands acteurs du marché sont Holdem Manager (logiciel sur PC), Poker Tracker (logiciel sur PC et Mac), PokerCopilot (logiciel sur PC et Mac), Xeester (PC sur abonnement).

Le temps d’une session de jeu :

Une partie  cash game débute quand vous le souhaitez et s’arrête dès que vous le décidez. Un sit and go a souvent une durée très limitée dans le temps, car sa structure est conçue pour que la partie dure entre 15 et 30 minutes, en général. Certains sit and go peuvent durer encore moins longtemps ce sont les Sit and Go turbo (dont les niveaux (levels) sont très courts et pour lesquels les blindes augmentent très rapidement).  

Les tournois, quant à eux, sont prévus pour durer en général entre 2h et plusieurs jours, suivant leurs structures.  Lors du Main Event des WSOP de Las Vegas, les participants qui vont jusqu’en table finale peuvent jouer pendant près d’une semaine, à raison de 10h par jour.

Lorsque vous prévoyez de jouer un tournoi sur internet, il est important de bien regarder la structure, ainsi que l’heure de début,  surtout si ce tournoi est en semaine et que vous travaillez le lendemain…

  Je joue avec Winamax

Faire le bilan des sessions de jeux :

Pour beaucoup de joueurs, le poker est une passion, car c’est un jeu à la fois excitant, intellectuellement intéressant, drôle, qui peut faire gagner de l’argent, mais qui est très chronophage.  C’est la raison pour laquelle je vous recommande d’effectuer chaque semaine un bilan de votre session de jeu, de manière à vous rendre compte du temps que vous passez à jouer au poker. Je vous conseille aussi d’effectuer un bilan financier à la fin de la semaine, du mois et de l’année, pour savoir si vous êtes un joueur gagnant ou perdant et dans quelles circonstances cela arrive.  Ces bilans sont indispensables d’une part pour se rendre compte de la réalité, mais aussi pour trouver des solutions afin de s’améliorer. Pour progresser au poker, vous pouvez utiliser un tracker, mais aussi le lire des livres, des revues, des articles de blog sur le sujet, regarder et analyser des vidéos, faire appel à un coach de poker ou tout simplement échanger avec vos amis qui partage votre intérêt pour ce jeu.

Enfin, retenez qu’il n’y a pas que poker dans la vie, il y a aussi les amours, les amis, la famille, le sport, le travail, les sorties et quantités d’autres hobbies tout aussi agréables.

En conclusion :  jouer au poker ! Faites vous faire plaisir en jouant, mais ne fait pas que cela !

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Auteur : Fred pour ludo9.com

 

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